Syrie: l’Algérie appelle à la reprise du processus de Genève



Le représentant de l’Algérie auprès des Nations unies, Sabri Boukadoum, a appelé à New York à la reprise des négociations de Genève sur la Syrie afin de parvenir à une solution politique définie par les Syriens dans un esprit de dialogue et de réconciliation.

« Nous appelons à la reprise des rounds des négociations de Genève, (qui représentent) un cadre de travail pour soulager les souffrances, arrêter la propagation du terrorisme et ouvrir la voie à une solution politique longuement attendue », a déclaré M. Boukadoum au cours d’un briefing sur la situation humanitaire en Syrie, tenu à la demande du président de l’Assemblée générale de l’ONU.

La solution politique doit respecter et intégrer « la multitude des ethnies et des religions pour laquelle la Syrie est connue depuis des siècles », a ajouté le représentant de l’Algérie.

M. Boukadoum a insisté sur « l’importance cruciale d’une solution politique » qui est, selon lui, « la seule façon réelle et effective pour mettre fin aux épreuves endurées par le peuple syrien et à la crise humanitaire ».

« Permettez-moi de donner notre vision : Il appartient aux Syriens de décider entre eux et dans un esprit de dialogue et de réconciliation nationale de l’avenir qu’ils souhaitent avec l’aide et le soutien de la communauté internationale et nous encourageons le groupe international de soutien à la Syrie à approfondir cette piste », a-t-il affirmé.

« Personne ne peut ou ne doit accepter que le sort des Syriens et de la Syrie continuent à faire objet de procuration, des ambitions qui ont conduit à ce jour à l’émergence d’acteurs non étatiques qui causent encore plus de traumatismes » à un pays déjà gravement affecté par le terrorisme, a-t-il tenu à souligner.

« La destruction continue de la Syrie ne peut pas passer sous silence », a relevé le représentant de l’Algérie.

M. Boukadoum a rappelé au cours de ce briefing que l’Algérie bien qu’elle est située loin géographiquement de la Syrie a accueilli des milliers de réfugiés syriens.

« La crise humanitaire en Syrie représente plus que jamais un devoir difficile mais également une obligation morale et juridique », a soutenu M. Boukadoum en affirmant que l’acheminement de l’aide humanitaire au peuple syrien doit être acceptée et menée sans entraves et dans le respect des principes énoncées dans la résolution 46/182 de l’Assemblée générale de l’ONU.

Il a estimé que l’absence d’action et d’aide humanitaire ont tendance à amplifier le terrorisme et à aggraver la situation du peuple syrien.

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