Temer rassure le CIO sur la bonne tenue des JO



BrésilLe président brésilien s’est entretenu par téléphone avec Thomas Bach. Michel Temer a encore réaffirmé que les jeux olympiques se dérouleraient dans les meilleures conditions.

Le président brésilien par intérim Michel Temer a réitéré devant le CIO l’engagement du pays à faire des Jeux olympiques de Rio une réussite, a indiqué le ministre des Sports, écartant une menace de boycott lié à la situation politique interne.

Michel Temer s’est entretenu par téléphone avec le président du CIO Thomas Bach, quatre jours après sa prise de fonction intérimaire consécutive à l’ouverture d’un procès en destitution pour maquillage des comptes publics de la présidente Dilma Rousseff, écartée du pouvoir.

Risque de boycott écarté

«Ce fut une conversation très positive, au cours de laquelle le président Temer a réaffirmé toutes les garanties présentées par le gouvernement brésilien pour les Jeux, évoquant la sécurité», a déclaré Leonardo Picciani lors d’une conférence de presse à Brasilia.

Les travaux des JO 2016, organisés du 5 au 21 août soit moins de trois mois après l’arrivée de Michel Temer au pouvoir, sont «dans leur partie finale», a-t-il affirmé. Les ministres concernés sont «convaincus du succès des Jeux olympiques. Il y encore des choses à régler, mais le calendrier est sous contrôle», a encore dit Leonardo Picciani.

Le ministre a aussi écarté tout risque de boycott venant de pays qui ne reconnaîtraient pas le nouveau pouvoir brésilien, comme le Salvador.

«Nous avons la profonde conviction que toutes les procédures qui ont abouti (à la suspension de la présidente, ndlr) se sont déroulées dans le cadre de la Constitution, en toute légalité, de manière légitime, ce qui a montré que le Brésil possède de solides institutions», a déclaré Leonardo Picciani.

Lors des JO 2008 à Pékin, par exemple, quelques officiels n’avaient pas assisté à la cérémonie d’ouverture afin de protester contre la répression menée par les forces chinoises au Tibet.

Plusieurs pays d’Amérique latine, comme le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l’Equateur et le Nicaragua, ont protesté contre la suspension de la présidente brésilienne. (si/nxp)

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