The Economist : Sahara Occidental l’option d’un conflit armé est quasi- inévitable



Une chose est acquise aujourd’hui le Maroc n’est pas prêt à se plier aux exigences de la communauté Internationale, pour faciliter le lancement d’un processus pour permettre aux Sahraouis de se prononcer par voie référendaire sur l’avenir de leur territoires. Ce blocage relève le bimensuel Britannique ‘’The Economist’’ ne fera que compliquer une situation déjà explosive, et qui risque de dégénérer, car la patience des Sahraouis a atteint ses limites. 

Le Makhzen poursuit sa politique d’occupation et d’expropriation au Sahara occidentale, une politique décriée dans le monde entier. L’appareil de propagande de Rabat ne recule d’ailleurs devant rien, pour faire croire au monde extérieur que le Sahara est Marocain.  L’équipe de reporters du bimensuel Britannique qui s’est rendue dans la ville de Laayoune, a été frappé par la stratégie mensongère du Makhzen, en exhibant à titre d’exemple dans la boutique de cadeaux de l’aéroport de Laayoune des cartes de la capitale du Sahara occidental, sur lesquelles il est clairement souligné que le territoire appartient uniquement au Maroc. Mais dans l’enceinte de l’aéroport lui-même tout indique que ce territoire est au centre d’un litige.  Des avions portant le logo de l’ONU sont alignés sur le tarmac de l’aérodrome, tandis que ses soldats, en bérets bleus, parcourent le hall des arrivées. Ils sont là dans le cadre d’une mission de maintien de la paix entre le Maroc et le Front Polisario, un mouvement indépendantiste qui lutte depuis plus de 40 ans pour son indépendance.

Les craintes sont plus que jamais de mise sur un éventuel éclatement d’un un conflit armé qui risque d’être impitoyable. Les provocations du Maroc exaspèrent de jour en jour le Polisario. Depuis l’été dernier, les forces Onusiennes tentent vaille que vaille de s’interposer entre les deux belligérants, sur une zone tampon de 120 mètres, dans la région reculée de Guerguerat. Les diplomates craignent qu’un coup de feu de l’un ou de l’autre côté pourrait rallumer la mèche d’un conflit armé de 16 ans que l’ONU a réussi à y mettre un terme en 1991.  En tous cas « La menace pour la paix et la sécurité est à son pic confie un responsable Onusien à l’Economist ».

Pour le magazine Britannique spécialisé dans les affaires Internationales, le constat est claire, la politique expansionniste du Maroc a pris une nouvelle tournure en août dernier, à travers le redéploiement de ses forces à Guerguerat, sous prétexte de lutter contre la contrebande (mais les intentions réelles consistent dans le fond à dilapider les ressources naturelles de la région). En tous cas la condamnation des membres de la communauté Internationale n’a pas tardé à venir, tout le monde considère qu’un tel acte constitue une violation en bon et du forme de l’accord de cessez-le-feu. La réplique du Polisario a été immédiate, en lançant les travaux de construction de nouvelles structures, et le déploiement de ses forces armées dans la région. La tension dans cette zone est à son comble constate l’Economist, au point ou le secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, s’est rendu en personne dans à région en décembre dernier, pour superviser le déploiement du dispositif de sécurité Sahraoui en prévision de toute éventualité, y compris une confortation armée contre les forces d’occupations Marocaines.

La zone de Guerguerat est un marqueur de la profondeur des problèmes liés à l’occupation Marocaine des territoires Sahraouis. Les territoires occupés par le Maroc dans le Sahara occidental recèlent de précieux gisements miniers comme le phosphate, le pétrole et des réserves inestimables de poissons. De nombreux Sahraouis continuent à vivre dans des camps de réfugiés en l’Algérie voisine, qui soutient l’idée de l’application des résolutions Internationales pour permettre aux Sahraouis de prendre leur destin en main. Selon l’analyste Hannah Armstrong qui s’est confiée a l’Economist «Les réfugiés Sahraouis nés et élevés en exil ne croient plus en rien sauf le recours a la lutte armée pour le recouvrement de l’indépendance de leur territoire ».

Londres Boudjemaa Selimia.

One thought on “The Economist : Sahara Occidental l’option d’un conflit armé est quasi- inévitable

  • 2 juillet 2017 at 17 h 50 min
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    le sahara occidental est bien marocain c’est le régime ânegérien qui veut l’accaparer

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