Un employé hindou massacré au Bangladesh



Asie du SudCet assassinat sonne comme une revanche après les opérations de la police contre des responsables présumés d’assassinats.

Des inconnus ont tué à coups de machette un employé d’un monastère hindou au Bangladesh vendredi, nouvel épisode d’une longue série de crimes similaires ayant visé en particulier des membres de minorités religieuses.

Nityaranjan Pande a été tué alors qu’il faisait sa marche quotidienne du matin dans le district de Pabna (nord-ouest) où se trouve le monastère Shri Shri Thakur Anukulchandra Ashram, selon la police.

«Il était diabétique et marchait chaque matin tôt. Plusieurs agresseurs l’ont frappé au cou à coups de machette pendant sa promenade. Il est mort immédiatement», a dit à l’AFP le chef de la police locale, Abdullah Al-Hasan.

«Il travaillait depuis environ 40 ans au monastère. Il était le chef des employés depuis quelques années», a-t-il précisé.

L’assassinat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat.

Mais selon le responsable de la police du district, Alamgir Kabir, ce meurtre rappelle les attaques similaires perpétrées par des extrémistes islamistes qui ont frappé d’autres membres de minorités religieuses ainsi que des défenseurs de la laïcité et des intellectuels.

«Il n’y a pas de témoin de l’attaque, qui s’est produite très tôt», a déclaré Alamgir Kabir à l’AFP.

Une cinquantaine d’assassinats ont été commis en trois ans au Bangladesh, la plupart revendiqués par l’organisation Etat islamique (EI) ou par la branche d’Al-Qaïda en Asie du Sud.

Le gouvernement de Sheikh Hasina, soumis à une pression croissante de la communauté internationale pour mettre fin à cette vague de violences, impute ces assassinats à des islamistes bangladais, rejetant les revendications des deux groupes djihadistes .

La police a lancé cette semaine une série d’opérations contre des responsables présumés de ces assassinats, tuant cinq membres du Jamayetul Mujahideen Bangladesh (JMB) au cours de ces coups de filet.

Selon des experts, la vague de répression ayant visé l’opposition, dont le principal parti islamiste Jamaat-e-Islami, a poussé à la radicalisation un bon nombre d’opposants.

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(afp/nxp)

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