Un projet toujours en attente



Si au niveau du territoire de la commune, aussi bien les chemins communaux que les pistes sont pris en charge, il semblerait que le chemin vicinal reliant la localité d’Aouaoudha, sur les hauteurs de la ville de Draâ El-Mizan, à Aomar, village surplombant le chef-lieu (Aomar) en passant par Kraireb, est délaissé.

Pourtant, selon les habitants des hameaux environnants, cet accès est si important pour ceux qui voudraient aller vers la commune voisine d’Aomar (Bouira) au lieu de faire des kilomètres de plus en transitant par le col de Tizi Larbaâ, ainsi que pour exploiter leurs terres agricoles.  » C’est un chemin qui n’a jamais été bitumé. Certes, il ne dépend pas uniquement de la commune de Draâ El-Mizan parce qu’il traverse une bonne partie d’Aomar, mais ce sont surtout les citoyens d’Aouaoudha qui l’utilisent le plus. Le bitumage de cette piste permettra même le retour de ceux qui ont fui le village durant la décennie noire du terrorisme. Ils reviendront pour travailler leurs champs d’autant plus que de ce côté existent de nombreuses figueraies qui pourraient booster cette agriculture de montagne », nous confiera un habitant d’Aouaoudha installé depuis des années dans une cité à Draâ El-Mizan.  » Il faudrait que les deux APC s’entendent ensemble pour prendre en charge ce chemin. Il désenclavera une bonne partie de cette localité », ajoutera le même interlocuteur. En tout cas, pour d’autres commodités, il y a eu quand même des efforts de la part des pouvoirs publics en ce qui concerne l’alimentation en eau potable, en gaz naturel, l’éclairage public et l’assainissement qui ont incité le retour de nombreuses familles ayant quitté leur village et leurs hameaux sous la pression des groupes terroristes qui y ont sévi durant des années. Les fellahs d’Aouaoudha souhaitent que leurs appels soient entendus car ils attendent ce geste salvateur, notamment en ce qui concerne la prise en charge de cet accès qui ne leur sera qu’un apport de plus pour cette population meurtrie durant la décennie rouge.

Amar Ouramdane

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