Une femme à la tête de l’Onu? La Russie donnerait son feu vert



La Russie voit d’un bon œil le fait qu’une femme occupe le poste secrétaire générale de l’Onu. Cependant le critère qu’est le sexe ne doit pas primer dans ce choix.

Le mandat de Ban Ki-moon à la tête des Nations unies s’achève fin décembre 2016: l’homme politique sud-coréen occupe ce poste depuis 2007 et aucun chef de l’Onu n’a encore effectué plus de deux quinquennats.

Dans ce contexte, l’Assemblée générale de l’Onu étudie déjà les candidatures de huit prétendants, dont quatre hommes et quatre femmes.

« Il est à noter que ces derniers temps, plusieurs pays appellent à ce que le poste de secrétaire général soit occupé par une femme », a indiqué le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov, ajoutant que Moscou juge raisonnable une initiative de ce type.

Cependant, la Russie estime que le sexe ne doit pas être considéré comme un critère dans le choix du secrétaire général. Selon le responsable, il faudrait tenir tout d’abord compte « du professionnalisme de futur dirigeant des Nations unies, de son poids politique, et de sa vision du développement de l’organisation ».

Pour la première fois de l’histoire de l’Onu, les prétendants participeront à des débats ouverts devant les représentants des pays membres. Les prochains débats sont prévus début juin à Londres et devraient se dérouler dans la salle centrale du palais de Westminster, où a été élu en 1946 le premier secrétaire général de l’Onu Trygve Lie.

Jusqu’ici, les huit anciens dirigeants de l’Onu étaient tous des hommes. Certaines personnes au siège de l’Onu pensent que ce facteur aura une importance lors du choix du neuvième dirigeant de l’organisation.

Et comme s’il pressentait un changement dans ce domaine, Ban Ki-moon lui-même a dit plusieurs fois qu’il voudrait voir une femme lui succéder…

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