une fleur Vermeille



Un matin, en me rendant chez l’épicier du coin pour acheter du pain, mes yeux croisèrent le sourire magique d’une créature de rêve, incroyablement belle. On dirait qu’elle est venue d’une autre planète. C’était une rouquine vêtue d’une robe bleu-ciel avec des étoiles et des roses jaunes. Elle avait des yeux tendres et doux, couleur de miel et un corps svelte et sensuel, bien proportionné.

Dès que je la vis, mon cœur se met à battre la chamade. Un troisième amour est venu éclipser les deux autres et perturber mon sommeil et ma sérénité. Je priais les étoiles proches du bon Dieu d’intercéder en ma faveur. Le sommeil devient rebelle. Son image majestueuse se dresse sans cesse devant mes yeux dés que je ferme les paupières.

Je me lève le matin fatigué et l’esprit rempli de sa lumière et sa beauté. Son image ne me quitte pas. Elle me suit comme une ombre partout et tout le temps. J’ai pris la décision de lui écrire une lettre afin de lui avouer mon amour qui ne peut plus supporter d’attendre. Voici un petit extrait :

-« Kabylia, ma fleur vermeille, mon cœur bat pour toi comme un tambour. Je t’aime mon amour. Je pense à toi tous les jours. Je t’en prie, réponds-moi vite ma perdrix. Je ne peux pas vivre sans toi. Je t’aime à la folie. »

Kabylia lut la lettre et la trouva truffée de fautes de toutes sortes. Elle comprit que je ne suis pas promis à un brillant avenir dans les études. Elle m’envoya un message laconique ou elle disait ne pas vouloir unir sa destinée avec un illettré qui ne sait même pas écrire une lettre d’amour correctement.

Je sentis le monde s’écrouler à mes pieds. Le temps s’est arrêté. Le soleil s’est couché rapidement. Le firmament s’est assombri. Les nuages se sont rassemblés autour de moi comme des monstres maléfiques. Puis, le tonnerre, le brouillard et la brume accentuèrent ma détresse et mon stress.

Et les larmes du ciel  se sont mêlées aux miennes. Adieu Kabylia ! Le poète Aragon a raison, il n’ya pas d’amour heureux.

Je compte sur le temps et la poésie pour guérir mes plaies et apaiser mes tourments. Je me console en invoquant la chanson de Léo Ferré : « Avec le temps va, tout s’en va. »

 

Hammar Boussad pour News-360

Laisser un commentaire