VIDEO. Omran, 5 ans, symbole des civils pris au piège à Alep



Un enfant syrien âgé de 5 ans, Omran Daqneesh, a été blessé lors d’une frappe aérienne du régime d’Assad ou de ses soutiens russes mercredi. Les images filmées juste après montrent un petit garçon perdu, sagement assis à l’arrière d’une ambulance, malgré l’effusion des secours alentour.

Son calme surprend autant qu’il émeut. La vidéo d’Omran Daqneesh, 5 ans, blessé mercredi lors d’un raid aérien contre les rebelles à Alep, a été partagée des milliers de fois sur Twitter.

Filmé par des militants proches des rebelles visés, l’enfant est extrait des décombres d’un bâtiment visé par une frappe, sans que l’on sache si l’attaque provient des avions du régime d’Assad ou de ses alliés militaires russes. Alors qu’un secouriste le dépose à l’arrière d’une ambulance pour extirper d’autres personnes des décombres, la scène de l’enfant perdu, laissé seul quelques instants, est saisissante.

Tuméfié, l’oeil gonflé, le garçon ne comprend ni ce qu’il se passe ni ce qu’il lui est arrivé. Recouvert de poussière et sagement assis en regardant le cameraman sans pleurer, il découvre que son visage est ensanglanté en le touchant. Gêné de voir sa main rougie de son propre sang, il semble tenter de l’essuyer sur le siège orange. Une innocence en flagrant décalage avec l’horreur quotidienne de la guerre en Syrie.

Depuis l’Iran, les raids russes s’accélèrent
La vidéo se poursuit avec les efforts des secouristes équipés de brancards afin de sauver d’autres civils des décombres après l’attaque. Le Telegraph rapporte que l’enfant fait partie des huit personnes blessées -dont une femme et cinq enfants- lors du bombardement.

Omran Daqneesh a depuis été admis à l’hôpital M10 à proximité et a été soigné pour sa blessure à la tête. Il en est sorti quelques heures plus tard avec un bandage, selon cette photo diffusée par un journaliste du quotidien britannique.

A Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, 23 civils dont plusieurs enfants ont été tués la veille, lors de frappes aériennes intenses, russes comme du régime de Damas, contre deux quartiers du secteur rebelle: Sakhour et Tariq al-Bab. Des raids qui s’intensifient encore: la Russie a installé le même jour ses bombardiers en Iran, à Hamedan, pour prêter plus rapidement main forte aux forces loyales au président syrien Bachar al-Assad, qui assure ne pas viser les rebelles mais les djihadistes du groupe Etat islamique.

Coupée en deux entre les rebelles à l’est et les prorégimes à l’ouest, l’ancienne capitale économique du pays est un enjeu majeur de la guerre qui ravage la Syrie depuis plus de cinq ans.

Lexpress.fr

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