Voilà comment les pieds-noirs ont spolié les Algériens !



La biographie d’un pied-noir a révélé comment ses compatriotes ont pu amasser des fortunes colossales en Algérie en spoliant les Algériens durant la colonisation et comment maintenant ils actionnent la justice pour expulser ces mêmes Algériens de leurs biens après l’indépendance.

Il s’agit d’Antoine-Fréderic Altairac qui est né en 1821 à Alais dans le Gard, au Sud de la France,  il n’est qu’un simple ouvrier tailleur de 24 ans lorsqu’il s’établit à Alger en 1843. Il parvient à rassembler un petit capital avec lequel il fonde un atelier de fabrication de vêtements du côté du Champs-de-Manœuvre (actuellement 1er Mai) dès 1860.

En 1869, il réussit à obtenir la commande régulière de fournitures militaires pour 10 000 soldats pour le compte de l’Armée d’Afrique d’Algérie et se lance alors dans la fabrication des ceintures, guêtres et souliers pour les troupes coloniales et fournit également des mules pour le transport de matériel.

Ses affaires ne cessèrent de prospérer et ses ateliers employaient plus de 800 ouvriers en 1877 où il inaugure une série d’ateliers dans le cœur  de la capitale (actuellement rue Abane-Ramadane), haut lieu de la confection à Alger. Il acquiert également un grand terrain de 330 hectares à Maison-Carrée (El Harrach) en 1878 et y installe une importante plantation ainsi qu’une industrie dès 1882.

Élu représentant de la colonie de Maison-Carrée au Conseil Général d’Alger, Antoine-Fréderic Altairac meurt en 1887 en laissant deux fils, Fréderic et Louis.

Fréderic, l’aîné, né en 1852 à Alger, élu conseiller municipal à Maison-Carrée en 1884, il démissionne du poste à la mort de son père en 1887 afin de pouvoir lui succéder comme Conseiller général, rôle qu’il occupera jusqu’à sa mort. Il fut par ailleurs maire d’Alger de 1902 à 1908, puis maire de Maison-Carrée de 1912 à 1916. Décède en 1917.

Louis, né en 1885, il fut élu aux Délégations financières de l’Algérie et décède en 1909.

Lorsque Frédéric Altairac est mort, il a été remplacé par son fils aîné George (1888-1956) dans la gestion des entreprises familiales, qui comprennent des usines de fabrication de produits rouges (briques et tuiles) à El Harrach et Boumerdès. Ce dernier était juge au tribunal du commerce d’Alger et Conseiller général à Maison-Carrée. Il se maintiendra en poste jusqu’en 1937 et sera aussi élu maire de la ville en 1929. Pour ce qui est des usines de Maison-Carrée et les autres affaires de la famille Altairac, il en confia la gestion, dès 1936, à son frère Frédéric (1893-1961) et à son propre fils René (né à Maison-Carrée en 1912).

Les biens de la famille Altairac ont été nationalisés en 1963 par l’Etat algérien souverain ainsi que les biens d’autres familles coloniales qui ont sucé le sang des Algériens durant 132 ans.

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