« Voile islamique » : tenue de combat et … gilet pare-balle



La manière dont le sujet du « voile islamique » est actuellement abordé dans la précampagne pour les élections présidentielles en France est assez curieuse.

Entre ceux qui se noient dans les détails des tenues vestimentaires (voile, foulard islamique, hidjab, burka, burkini,…) et ceux qui dissertent sur les zones de restriction pour ces tenues (école, sorties scolaires, hôpital, université, administrations, espaces publics, …), les citoyens qui vivent quotidiennement cette pression islamiste, surtout dans les quartiers dits « sensibles » des banlieues, ne sont pas aidés dans leurs interrogations et pas du tout rassurés dans leur inquiétude.

Et pourtant, des analyses pertinentes commencent à paraître et évaluent le danger à sa juste mesure. Il ne s’agit nullement d’une secte « islamiste » et/ou « djihadiste » marginale qui tenterait de contrôler seulement les banlieues des villes françaises et européennes.

Ainsi, au lieu d’un débat politique serein dans la classe politique et la société sur un mouvement politique transnational, on se perd en conjectures sur les capacités des musulmans à vivre dans une république, et des exégèses en n’en plus finir sur les faiblesses et limites de la laïcité. De l’autre côté, on assiste à un bal des vampires autour du contrôle des mosquées et de la communauté musulmane en France. Il y aurait donc de si gros intérêts en jeu ?

L’islamisme politique, quels que soient les qualificatifs associés (wahhabisme, salafisme, djihadisme, frères musulmans,…) est un mouvement politique qui ambitionne de contrôler le monde en imposant sa doctrine, sa vision du monde et son ordre totalitaire. Certains le qualifient de mouvement fasciste.

En continuelle progression depuis les années 1980, l’islamisme tente de s’imposer d’abord dans les pays à majorité de la population musulmane, développe une stratégie redoutable de pénétration de l’Afrique subsaharienne et se déploie dans le monde occidental par le biais des communautés issues de l’immigration musulmane (nord-africaine en France et en Belgique, Turcs en Allemagne, pakistanaise en Angleterre, etc.). En Asie, il active ses relais dans les communautés minoritaires musulmanes.

Les manifestations les plus visibles des militants de l’islamisme sont la pratique d’un mode de vie spécifique, la distinction vestimentaire (principalement pour les femmes), le prosélytisme et l’usage de la violence et du terrorisme pour affaiblir les États et faire avancer leur cause, en usant souvent de prétextes et subterfuges qui changent selon les lieux et les circonstances (libération de la Palestine, agression de l’Irak, défense des musulmans  »humiliés » (sic !) de par le monde, etc.).

L’occupation des espaces publics, par l’effet vestimentaire et organisationnel, est une composante importante de la stratégie islamiste, quel que soit le lieu (voile pour les femmes, séparation des hommes et des femmes dans les bus et les files d’attente, imposition de psalmodies et chants religieux de manière agressive, prières dans les rues, etc.).

Pour cet aspect vestimentaire que nous avons évoqué plus haut, il nous semblait nécessaire de clarifier la signification et en montrer les enjeux :

  • Ce que l’on qualifie de  »tenue islamique » n’est rien d’autre que la tenue vestimentaire de la péninsule arabique au temps du prophète Mohamed, au VIe siècle, et qui se porte toujours dans certains pays arabes ou musulmans (1) (Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, …). Assimiler les centaines de millions de musulmans de par le monde, avec leur histoire, leurs langues et leurs cultures, aux quelques millions d’habitants de la péninsule arabique est une injure à la raison et au bon sens. C’est appliquer au monde, de manière grossière, le slogan absurde « nos ancêtres les Arabes ».

  • Cette tenue que portent les militants islamistes, souvent de manière ostentatoire (qamis/tunique blanche, barbe et chéchia pour les hommes, hidjab/voile partiel ou intégral pour les femmes) est pour eux leur  »tenue de combat » pour l’instauration de l’ordre islamiste. Elle est similaire à la kalachnikov ou la ceinture explosive du terroriste islamiste.

  • Dans les espaces où ces islamistes ont imposé leur loi, les femmes n’ont d’autre choix que de se plier à leur diktat et porter le voile. En fait, elles le portent plus comme gilet pare-balle ou bien mourir (se souvenir de Tombouctou et Gao au Nord-Mali sous le diktat d’AQMI et Ansar Eddine, et Mossoul (2) aujourd’hui en Irak). Des centaines de femmes ont été assassinées par le GIA pour cela. Que l’on se souvienne de la jeune fille de 17 ans, Katia Bengana, assassinée par balles par le GIA à Meftah, dans la banlieue d’Alger, le 28 février 1994, parce qu’elle a refusé de porter le voile. Les balles qui ont assassiné Katia sont analogues aux menaces de mort et à l’acide proférées aujourd’hui à l’encontre des jeunes filles de Sevran en banlieue parisienne. Dans ces cités  »sensibles », la pression sociale est aussi forte que les menaces par les armes et une bonne partie des femmes voilées qui y vivent est à classer dans cette deuxième catégorie, voilée par réflexe de survie et de conformisme à un ordre parallèle dominant où l’État français ne les protège pas.

  • Par ailleurs, les terroristes islamistes, eux ne s’embarrassent pas des codes vestimentaires  »édictés par le prophète » ; ils s’habillent en jeans comme tout le monde, pour pouvoir passer inaperçus ; pour eux, l’efficacité et le résultat priment sur le prétendu dogme.

La lutte contre l’islamisme politique est une affaire de tous, des musulmans comme des non musulmans. Il s’agit d’appliquer le principe de tolérance zéro pour ceux qui enfreignent les lois républicaines, et de contrer l’islamisme à la source, en aidant les forces démocratiques dans les pays musulmans, mais aussi de dévoiler et affronter les sponsors et financiers internationaux de cette idéologie, pour pouvoir les neutraliser. Certains pays pourvoyeurs ont déjà été souvent cités (Arabie Saoudite, Qatar, …), mais il est urgent de dévoiler et assécher les sources de financement de la nébuleuse dite de  »l’économie islamique », économie de bazar et de l’esclavagisme où les bateaux portes-conteneurs ont remplacé les caravanes de chameaux d’antan.

Aumer U Lamara

Renvois

(1) En 1978 en Iran, les manifestantes de Téhéran (majoritairement des étudiantes) avaient décidé de porter le tchador (voile noir intégral) pour … mieux montrer leur soutien à Khomeini, alors en exil en France, et leur opposition au Chah. Le pouvoir islamiste, aussitôt installé par Khomeini, avait imposé le port du voile obligatoire pour les femmes dans l’espace public. C’est le coup de « l’arroseur arrosé » !

(2) Les premiers rescapés de Mossoul, hommes et femmes, disent tous la même chose : « Daesh nous oblige à porter le voile pour les femmes et la barbe pour les hommes, sinon c’est la mort… »

Source : lematindz.net

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