Wahid Bouabdallah règle ses comptes avec Ouyahia, « le bourreau des cadres », défend Toufik



En pleine campagne officielle de réhabilitation de Chakib Khelil et des cadres injustement sanctionnés, Wahid Bouabdallah apporte son témoignage de cadre de L’État ayant dirigé plusieurs entreprises. Aujourd’hui député FLN, il accuse Ahmed Ouyahia d’avoir été le « bourreau des cadres » algériens.

« Ouyahia était le bourreau des cadres. Il exécutait les condamnations à mort professionnelles des cadres. À l’époque où il dirigeait le gouvernement, des chefs d’entreprises publiques avaient connu un sort catastrophique. Il n’était pas le seul responsable », affirme-t-il dans un entretien au quotidien El Khabar, publié ce jeudi 24 mars.

Ouyahia, » le bourreau des cadres « 

L’ancien PDG d’Air Algérie relate son expérience personnelle. Il accuse Ahmed Benbitour de l’avoir « injustement » écarté de la direction de la Cnep en 1993, en dépit d’un rapport en « sa faveur » de l’IGF. À l’époque, M. Benbitour était ministre délégué au Trésor, selon Bouabdallah qui reproche à Ouyahia de l’avoir limogé de la tête de l’Anep pour « avoir refusé de donne plus de publicité aux journaux de Betchine ».

Il a expliqué que celui qui a créé le groupe Cosider avait été limogé et jeté en prison parce que son frère le général Taghit, alors commandant des forces navales, « dérangeait par ses prises de position, sa franchise et ses compétences. »

Attaques contre Toufik

Le député FLN défend le général Toufik et accuse ses détracteurs de « lâches ». « Je m’interdis de critiquer le DRS, une institution qui a joué pleinement son rôle dans la lutte contre le terrorisme (…) Je ne pense pas qu’il y ait en Algérie quelqu’un occupant un poste aussi élevé qui soit plus intègre que lui et plus fidèle au président de la République ! Et il était à la hauteur », soutient Bouabdallah, en estimant que le conflit entre Bouteflika et Toufik était  » programmé dans des laboratoires sophistiqués ». Et pour tacler les détracteurs de l’ex-premier espion du pays, le député FLN cite le dicton :  « Quand le taureau est à terre, les lâches affûtent leurs couteaux ».

Réhabilitation de Khelil

Pour Wahid Bouaballah, les affaires de corruption de la Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest n’ont pas été préfabriquées par le DRS, comme le prétendent Amar Ghoul et Amar Saâdani. « Ces affaires ne sont pas sans fondement sinon cela serait une insulte vis-à-vis de la justice algérienne qui les a traitées », affirme-t-il.

Pour Wahid Bouabdallah, la réhabilitation de Chakib Khelil est « légitime pour ses partisans ». Il s’interroge d’ailleurs sur les raisons qui avaient poussé l’ancien ministre de l’Énergie de n’avoir pas octroyé à Cosider canalisations le contrat de réalisation du gazoduc GR2, alors que son offre était inférieure trois fois à celle des concurrents. Ce contrat avait été attribué à Saipem et il est en partie à l’origine du déclenchement de l’affaire dite Sonatrach 2.

Source : tsa-algerie.com / Rafik Aiouaz

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